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Kaillynaw's Spirit

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Kaillynaw

Blog secret

Description :

Il existe un monde parallèle au nôtre.
Dans ce monde, il n'y a aucune règle, rien n'y est impossible, tout est possible.
Avant que quelque chose existe dans notre monde, il a déjà existé bien avant dans ce monde parallèle : ce monde, c'est l'imagination.
Ce blog est composé uniquement d'idées imaginaires, irréalisables. Des idées qui proviennent seulement de mon imagination.
Néanmoins, chaque idée, chaque histoire aurait pu exister dans un univers parallèle...

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Eternité éphémère

Eternité éphémère
 
 
J'ai traversé les âges et les temps. J'en ai vu des existences, apogées et décadences. Eternelle alternance, se succédant au fil du temps, les vivants ne restent jamais bien longtemps.
 
J'en ai vu des êtres mourir. Ces morts, putrides et futiles, qui ne se résumaient plus qu'à d'inutiles squelettes sans vie.
 
Je le sais et je m'en souviens, car je suis en partie responsable de cette déchèterie.
 
Qu'est-ce qui m'a amenée dans ce monde ? Je n'ai jamais voulu d'une telle existence. J'aurais préféré l'insouciance, quitte à vivre une vie dénuée de sens, autant ne pas en avoir connaissance.
 
Mais c'était bien pire avant, lorsque j'étais seul dans cet espace morne et triste. A cette époque la notion de temps n'existait pas, l'éternité m'apparaissait comme une fatalité. Omniprésent, je maudissais le Dieu qui m'avait crée.
 
Une vie d'éternité sans aucune liberté physique, je n'étais qu'un amas de pensées au milieu d'un lieu sombre et éternel.
 
J'ai vécu une éternité dans un lieu inexistant, un lieu dans lequel même mon existence était incertaine. Penser était ma seule preuve de conscience.

Pour quelle raison ai-je commencé à exister ? Pourquoi m'a-t-on donnée vie dans une prison ? J'aurais tant préféré l'inconscience, j'imagine bien un humain dire que l'immortalité serait une mauvaise chose à très long terme, mais moi, que devrais-je dire d'une immortalité sans aucune liberté physique ? Je n'avais que mes pensées pour m'occuper ! Et tant bien même que penser à longueur de journée pourrait apparaître comme un loisir vaste et instructif pour un être vivant, puisque je n'avais aucun souvenir, puisque je n'avais vécu aucune expérience, je n'avais aucune base pour élaborer de quelconques pensées.
 
Néanmoins, l'éternité m'y forçant et après avoir fait le tour de la question de mon existence, il fallait bien se résoudre à imaginer des histoires pour passer le temps. Il le fallait, puisque mon créateur ne m'avait même pas donné le droit de suicide.
 
Ainsi j'essayais de créer ce qui n'avait jamais été crée. Imaginer ce qui n'avait jamais été imaginé, élaborer des mondes qui n'avaient jamais existés. Tout ceci alors même que la notion de création, d'imagination et de monde n'existaient pas encore. De l'abstrait pur et simple que je ne peux décrire qu'avec le recul, seulement de l'abstrait. Peu importe, je devais m'y résoudre puisque après tout, j'étais le prisonnier d'une éternité de pensée.
Le plus dur se présenta au début. Pour créer une histoire, il fallait nécessairement des personnages. A quoi pouvait bien ressembler un personnage ? Le plus évident était d'imaginer que je rencontrais une autre forme de pensée identique à moi-même. Ensuite, il fallait les disposer dans un environnement dans lequel ils pourraient interagir physiquement. A quoi pouvait bien ressembler un paysage ? Qu'était-ce qu'agir ? La tâche d'imaginer ainsi semblait impossible à réaliser.
 
Pourtant, petit à petit, bribe par bribe, je réussissais à aller plus loin dans ce voyage intérieur. Le tout premier évènement de cette histoire fictive était une discussion entre moi et cet ami imaginaire. Bien qu'identique du fait de son existence, ses pensées divergaient des miennes. Ainsi je lui ai confié une personnalité, ainsi le dialogue pouvait s'instaurer.
 
Cela peut paraître étrange, mais cet ami imaginaire me semblait plus réel que le néant dans lequel j'existais. Cela ne m'étonnait guère, j'ignorais autant de mon existence que de ce qu'était l'imagination. Après tout, il était logique de penser que le fruit de ma pensée était une forme de réalité, personne ne m'en avait éduqué le contraire. C'est en tout cas ce que j'ai commencé à croire :
 
 "Et si ce que j'imaginais était la réalité ?"
 
Un élément nouveau est alors apparu dès l'instant où j'ai commencé à espérer en mon existence de pensée. Ce que c'était, maintenant je le sais : un sentiment. Et, bien que les pensées que j'avais eues jusqu'ici étaient abstraites, je savais que ce sentiment dépassait le cadre de ce voyage mental. Je savais qu'il était au-delà de toute pensée, qu'il existait ailleurs que dans mon imagination. Il avait été crée par ma pensée mais n'en faisait pas partie. Dès lors, je savais qu'il s'agissait de mon premier ressenti physique. Ce sentiment, il s'agissait de l'espoir, et ce dont j'étais certain à cette époque, c'est qu'il était bien réel.
 
C'est bête et basique de penser ainsi avec le recul que j'ai acquis. Un sentiment, c'est banal et pourtant... C'est cet évènement qui déclencha tout. L'association de l'espoir et de moi-même, une union puissante et sacrée, fugacité fulgurante de métamorphose créative.
 
La fin de l'éternité, le big bang.
 
Dès lors le néant dans lequel j'ai passé tant de temps commençait à prendre une forme. Il s'agrandissait, exponentiellement tandis que la matière se forma puis s'agrégea naturellement sous l'effet d'une attraction gravitationnelle afin de former des étoiles et des planètes, elles-mêmes se regroupant pour former des galaxies.
 
Il y avait un Dieu orchestrant tout cela depuis son origine, aucun doute. Tous les ingrédients à la vie étaient invisibles et présents dès l'origine, y compris l'espoir et moi-même qui n'étions que le mécanisme de déclenchement de cette immense symphonie de matière s'assemblant avec éloquence.
 
Durant ce long, très long moment, l'espoir que j'avais crée était toujours présent, il ne m'avait pas quitté. Je me demandais si je devais le considérer comme une existence à part entière que j'avais enfantée. Maintenant, je sais que l'espoir était lui aussi un ingrédient de la vie au même titre que je l'étais. Je ne l'ai pas crée, je l'ai juste rencontré. Il menait une existence de pensées positives tandis que je n'émettais que des pensées négatives. Le yin et le yang, c'est tout à fait ça. Le yin s'est mélangé au yang et l'univers fut crée, répandant en le mélangeant le yin et le yang à travers son immensité.
 
L'espoir a préféré mener une existence terrestre. Il erre désormais sur toutes les planètes présentant une forme de vie et est un élément indispensable à l'évolution de ces êtres vivants, car sans espoir leur motivation pour accomplir des tâches serait nulle. Il espère, tout comme moi, que ces êtres vivants agiles de leurs outils pourront un jour percer l'existence du créateur qui nous a enfantés.
 
Quant à moi, la mélancolie, aussi considérée comme de la matière noire par certaines formes de vie, je vogue à travers cet environnement sombre et froid qu'est l'univers. Parfois arpentant les formes de vies terrestres, je suis resté un amas de pensée et je contemple de toute ma grandeur l'élégance de cette procession éphémère.
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#Posté le lundi 07 mars 2011 03:31

Modifié le mercredi 09 mars 2011 07:45

Fragments de fatalité

Fragments de fatalité
 
 
*En cette magnifique journée...
... En cette journée-là d'hiver...
Un homme inconnu de tous s'arrête dans un parc pour penser*
 
Mes souvenirs... Mon passé... Qu'en est-il de ces petits fragments révolus qui font de moi ce que je suis ?
Amis et famille, rires et déceptions, insouciance de la jeunesse et volonté d'avancer. Toutes ces années passées pour m'amener ici et maintenant à penser au passé.
 
Je ne suis qu'un assemblage, assemblage de cellules et assemblage de souvenirs. Et cette entité humaine que je suis n'est elle-même qu'un fragment de cette humanité.
... Un infime petit fragment...
 
Et cette planète, ce système solaire ainsi que cette galaxie...
 
Tout nécessite d'exister nécessairement en une quasi-infinité d'exemplaires.
 
Mais je n'ai pas à penser pour autrui.
Je n'ai pas à penser pour le monde entier, penser à moi et à ma vie suffit amplement.
 
- Regarde, n'est-ce pas commun ?
 
Une fille à la voix douce me sort de mes pensées. Une chevelure longue et rousse, de mon âge probablement, me toise du regard.
Devant mon silence, elle se met à tourner sur elle-même, désignant d'un air enjoué ce qui nous entoure de toutes parts :
 
- Ce monde et tout autour, ces arbres et ces fleurs, ces hommes et ces femmes, notre passé et notre futur : ce qui nous semble ordinaire est si extraordinaire !
 
Et s'empressant d'ajouter devant mon air interloqué :
 
- Dis, tu veux entendre un secret ?
 
Je me tourne vers elle et m'assied en tailleur.
 
- Je t'écoute.
 
- Voilà, je te l'ai dis.
 
Cette fille semblait exceller dans l'art de déconcerter.
 
- Non, tu ne me l'as pas dit.
 
Elle mime une surprise :
 
- Oh, tu en es certain ? Moi je pense te l'avoir dit. D'une manière ou d'une autre tu connais le secret que je cache.
 
- Ce n'est pas drôle. Si tu es là pour t'amuser de moi, tu peux t'en aller maintenant.
 
- Si je m'en vais, comment être certaine que tu garderas mon secret ?
 
- Tu ne m'as rien révélé du tout !
 
- Si. Je t'ai révélé avoir un secret. A partir de là, tu sais inévitablement quel secret je cache, sans même t'en rendre compte.
 
J'affiche un air las.
 
- Non.
 
- Tu connais tous les principaux mots composant la langue française, n'est-ce pas ? Ces fragments qui à leur tour forment des phrases, tu connais leur signification, leur sens, et toutes les nombreuses possibilités d'agencement de ceux-ci pour établir un dialogue dont pourrait émaner des informations, non ?
 
- Est-ce la description d'une discussion ?
 
- C'est la description du "tout" de la langue française. Alors, maintenant que je t'ai appris avoir un secret, tu le connais forcément, je le sais, puisque la phrase résumant mon secret est forcément un agencement de mots qui te seront familiers, formant ainsi une phrase dont émanera la signification de mon secret.
 
- Tu es absurde, n'est-ce pas ?
 
Elle émet un petit rire en guise de réponse.
 
- Sais-tu le nombre de phrases possibles ? Si ton secret se trouvait dans une de ces combinaisons, comment peux-tu penser que je puisse deviner de laquelle il s'agit ?
 
- Oh c'est sûr, tu ne pourras jamais être certain du secret que je cache. Mais après tout, qu'importe ? Je suis une banale fille dans un monde tout aussi commun. Si tu t'adonnes à la réflexion de mon secret, tu pourras faire l'inventaire de toutes les possibilités. Et alors, admire donc l'étendue de la découverte que tu feras ! Tu découvriras à quel point ce monde ordinaire est extraordinaire !
 
- Je ne comprends pas...
 
Elle sourit puis s'accroupit à ma hauteur :
 
- Regarde, ce monde n'est-il pas commun ?
 
Cette fille si proche physiquement me glaçait le sang de sa voix douce et mystérieuse.
 
- Parce qu'après tout, tous les secrets extraordinaires de ce monde sont à la portée de ton esprit. En réfléchissant aux nombreuses combinaisons de mots possibles formant une phrase dont le sens peut répondre à cette question : "quel est mon secret ?", tu découvriras la vaste étendue des secrets humains. Je vais t'aider à réfléchir : est-ce que mon secret est que je n'ai pas connu mes parents ? Je vais te répondre non, mais cette proposition serait juste pour bon nombre d'orphelins. Est-ce que j'ai été battue durant mon enfance ? Non plus, mais combien d'enfants sont battus chaque année ? Combien d'entre eux enfouissent ce douloureux secret ? Un nombre tristement imposant tout de même ! Troisième hypothèse : est-ce que...
 
Je ne la laisse pas terminer sa phrase que déjà j'interviens :
 
- Est-ce que tu es folle ?
 
- C'est une réflexion bien étroite d'esprit. Mais après tout, je ne t'en veux pas puisqu'il s'agit là encore d'une possibilité tout à fait honorable. Non, je ne suis pas folle. Mais d'autres le sont.
 
- Tu es absurde, alors ?
 
- J'imagine mal cette qualification comme un secret mais ce n'est pas non plus la bonne réponse.
 
- Es-tu dépendante d'une drogue ?
 
- Ah, un secret assez répandu ! Regarde et imagine ce monde comme un camembert de probabilité. Chaque part de ce camembert représenterait la part de population partageant un même secret. Il y a bien sûr des milliers de possibilité, mais compter jusqu'à 1000 est à la portée de n'importe qui ! Etre dépendant d'une drogue est un secret qui représente une part relativement vaste de ce camembert probabiliste. Tout comme l'homosexualité, tromper sa femme, être amoureux...
 
Etrange discussion avec une étrange fille.
Nous continuons ainsi un bon bout de temps jusqu'à ce que la lassitude l'atteigne à son tour.
 
- Tu sais, dit-elle. On pourrait faire la même chose avec les goûts et les envies. On pourrait ainsi déterminer précisément chaque possibilité de personnalité dans ce monde sans même les rencontrer.
 
- Un inventaire de ce monde en quelque sorte. Mais cela n'a pas de sens, futile et inutile, tu ne fais que décrire le monde qui t'entoure et ses personnages.
 
- C'est la vision fragmentaire que j'aie de ce monde. Et tu sais maintenant pourquoi je le trouve à la fois extraordinaire et bien commun : avec le langage, on connait déjà ce monde dans son entièreté sans même le concevoir. Tout est à notre disposition, pas besoin de rencontrer des personnes qu'on les connait déjà. Pas besoin de leur parler qu'on sait déjà toutes les possibilités de discussions réalisables avec elles. Pas besoin de vivre que l'on connait déjà la vie...
 
- Tu te trompes, la vie est une découverte perpétuelle de nouvelles expériences.
 
- Je parlerais plutôt d'une redécouverte.
 
- Que fais-tu de la science découvrant sans cesse de nouveaux éléments à l'aide d'équations toutes plus complexes les unes que les autres ?
 
- Bah, ces axiomes de la vie étaient présents dès le commencement, c'est bien ce dont je parle : il s'agit d'une redécouverte. Ils ont toujours été à portée de pensée, il suffisait simplement d'agencer les mots ou les chiffres comme il le fallait pour en prendre conscience. La seule différence avec un secret humain c'est que là il faut approfondir un cheminement de réflexion plus ou moins complexe.
 
- Et toi ?
 
- Moi ?
 
- Oui, toi. Pourquoi me parles-tu alors que tu prétends connaître toutes les issues possibles de cette conversation insensée ?
 
- C'est une très bonne question. Pour comprendre, je vais te révéler mon secret.
 
- Tu ne l'as pas déjà fait ?
 
Elle sourit et s'asseoit enfin à son tour.
 
- Regarde.
Elle sort de sa poche une boule faite d'une matière modelable à souhait. Une sphère parfaite.
 
- Imagine ceci comme un "tout".
 
- Et alors ?
 
Elle commence à modeler cette boule pour en faire un homme en pâte à modeler.
 
- Ce "tout" vient de se transformer en un homme.
 
- C'est censé être intéréssant ?
 
Elle ne prête pas attention à ma remarque et continue de modeler son homme pour lui donner une forme différente mais toujours humaine.
 
- Voici un homme différent du précédent. Maintenant laisse-moi continuer et tu vas comprendre. Si je remodèle encore et encore cette boule de pâte à modeler, j'obtiendrais d'autres hommes, et même des femmes, des enfants, des personnages âgées ou bien des bébés. Toutes les formes possibles des êtres humains me sont accessibles à l'aide d'une simple... sphère. Si mes talents de sculpteuse étaient particulièrement éclatants, je pourrais te modeler toi, simple inconnu que j'ai abordé, de même que je pourrais faire de moi un autoportrait.
 
Je réfléchis.
 
- Tu te demandes probablement où je veux en venir, n'est-ce pas ? Ce que je veux te faire comprendre, c'est que la sphère parfaite que tu as vue au tout début représentait un tout à partir duquel toutes les milliards de combinaisons de formes d'êtres humains étaient accessibles comme je viens de te le montrer. Toute cette immensité ne peut se résumer qu'à un seul et unique tout. 
 
Je garde le silence, la trouvant de plus en plus étrange.
 
- J'aurais très bien pu faire de cette sphère toutes les formes de planètes possibles, toutes les formes de galaxies ou même encore de n'importe quel objet de ce monde. Tout comme les secrets dont je te parlais peuvent avoir pour origine, de façon métaphorique, une boule à modeler représentant un tout et comportant tous les mots français.
 
- Tu peux passer à la conclusion ?
 
- Tout existe nécessairement en une multitude d'exemplaires. Parce qu'avec une boule à modeler, toutes les formes possibles peuvent être modelées. Une boule à modeler pour une infinité d'atomes. Une boule à modeler pour toutes ces milliards de cellules différentes. Une boule à modeler pour sept milliards d'êtres humains. Une boule à modeler pour des milliards de milliards de planètes. Une boule à modeler pour des centaines de milliards de galaxies. Que reste-t-il de plus grand ? L'univers !
 
- Je te vois arriver. Une boule à modeler pour une infinité d'univers ?
 
- Non.
 
C'est alors qu'elle se lève et s'éloigne de moi, me tournant le dos.
 
- Hé, attends ! Ce moment devenait justement intéréssant !
 
Elle s'arrête au bout de quelques pas pour me faire face.
 
- Toutes les formes de ce monde préexistent déjà dans une boule à modeler qui représente une totalité. C'est évident, tu peux imaginer mentalement la forme de mon corps rien qu'en y "découpant" mentalement ma morphologie. Admire donc ce concept !
 
- Je vois ce que tu essayes de dire. Toutes les formes possibles existent déjà imaginairement dans une boule à modeler, elles ne demandent simplement qu'à être sculptées.
 
- Oh, je dirais même plus qu'imaginairement ! Bien sûr, parler de boule à modeler est une métaphore à l'échelle humaine... Bref, je te parlais de plusieurs boules à modeler : une qui pourrait modeler toutes les formes d'humains, une autre toutes les formes de planètes, etc. Ce n'est pas pour rien que la boule à modeler représentant toutes les formes possibles de planètes peut aussi changer de spécialisation et commencer à modeler des humains. En fait, c'est parce qu'un humain et une galaxie ne sont pas sensiblement différents. 
 
- La ressemblance est évidemment frappante.
 
- Très drôle, mais laisse-moi t'en expliquer la raison. Il existe une autre boule à modeler, bien plus géante celle-ci, spécialisée dans le modelage de tout ce qui compose... un univers. Avec tous ses détails qui sont les galaxies, les planètes, les humains... Un tout... Tout ce que tu vois autour de toi ne sont que des détails de cette entité dont nous ne sommes que d'infimes petits fragments.
 
- Donc il existe bien une multitude d'univers d'après toi ?
 
- Non. L'univers est semblable à une boule de pâte à modeler. Une simple petite poussière parfaitement sphérique. Toutes les formes y existent secrètement : d'immenses galaxies pour les formes les plus abstraites, et de minuscules petits objets, bien peaufinés et donc bien taillés, avec de nombreux petits détails rendant ainsi l'oeuvre très petite : nous, humains et objets qui nous accompagnent. Oh et puis, tant que nous y sommes, considérons les atomes ou ce qu'il y a de plus minuscule comme les composants de la matière de cette immense boule à modeler qu'est l'univers. Voilà, tu sais tout...
 
- C'était ça ton secret ?
 
- Oui, cette connaissance de l'univers, un lourd fardeau que je porte et que je viens de te faire partager.
 
- J'ignore toujours une chose.
 
- Quoi donc ? s'étonne-t-elle.
 
- Ton prénom. Tu n'as cessé de parler d'une totalité, mais tu ne m'as jamais dit ce que toi, petit fragment de l'univers, te nommait.
 
- C'est un détail si infime ! Après toute la grandeur et l'immensité des détails dont je viens de te parler, comment peux-tu te préoccuper du prénom d'une simple fille ?
 
- Quelque chose de plus important que l'histoire elle-même est la personne racontant l'histoire.
 
- Cherches-tu à me connaître ? Après tout ce que j'ai pu te dire, es-tu en train de déceler une part de normalité dans ma personne ?
 
- Je crois que, pour inventer ce genre d'histoire aussi complexe, il faut soit être seul, soit être malheureux, soit être complètement dérangé. Dans tous les cas, j'ai envie de te connaître pour te rendre heureuse.
 
- Je vois.
 
- Tes seuls compagnons sont tes histoires imaginairement compliquées et ces sphères de pâte à modeler.
 
Elle sourit et dit :
 
- Peut-être que... Peut-être que j'attendais cet assemblage de mots depuis un long moment...
 
- Alors, veux-tu me ne plus être seule ?
 
Elle réfléchit quelques instants, me fixant de ses yeux mystérieux, avant de clamer joyeusement :
 
- C'est d'accord. Je souhaite découvrir un maximum de petits fragments avec toi. Après tout, c'est bien le seul moyen pour reconstituer le puzzle de l'univers, n'est-ce pas ?
 
A ce moment elle sort un pétard qu'elle enfouit en plein milieu de sa boule de pâte à modeler, la mèche dépassant qu'elle allume à l'aide d'un briquet. Rapidement, le feu parcourt la mèche, déterminé à atteindre sa destination, et enfin la boule à modeler explose en propulsant chacun de ses fragments dans les airs. Eparpillés et difformes, certains ressemblant étrangement à des galaxies, ils s'éloignent les uns des autres avant de retomber au sol, inertes.
 
Ce moment m'a semblé durer quelques milliards d'années.
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#Posté le vendredi 28 janvier 2011 09:18

Modifié le vendredi 28 janvier 2011 12:00

Futilité

FutilitéCertains ne participent jamais à l'évènement. La vie leur arrive tout simplement. Ils se maintiennent plus ou moins à force de persistance bornée et résistent avec rage ou violence à tout ce qui pourrait les arracher à leurs illusions dépitées de sécurité - Frank Herbert
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#Posté le jeudi 11 novembre 2010 10:53

Fragments éphémères

Fragments éphémères

Ce monde, aussi complexe soit-il, ne se résume finalement qu'à trois choses. Trois éléments, immatériels en apparence, et pourtant indissociables, regroupant tout ce qui peut exister dans l'univers.

Ces trois axiomes liés entre eux composent et érigent notre monde tout en dictant chacun de nos actes.
Qui peut avoir la prétention d'affirmer que ces trois notions sont réellement immatérielles ? Ce n'est pas parce que nous ne pouvons pas les aperçevoir, qu'elles n'existent pas.
Rayonnantes ici, partout autour de nous, dans l'infiniment petit ou dans l'invisible. Peu importe ce dont elles sont réellement composées.

Gouvernantes de notre monde, elles dirigent les hommes jusqu'à la mort, inéluctablement. Et, tapies dans l'ombre, leure seule et unique fonction n'est autre que de définir la vie.

L'Ephémère, la Fatalité et l'Espoir.
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#Posté le vendredi 22 octobre 2010 02:27

Univers d'espoir



Cette mélancolie qui m'anime.
Une énergie étonnante, ce sentiment mélancolique, ce fragment de vie qui m'habite.

Tout est si parfait. Et si éphémère.
Des milliards d'humains sont en train de vivre. En ce moment même.
Ils vivent, ou plutôt, ils survivent dans ce monde.
Des milliards de sentiments. Partout.

Au bon endroit, au bon moment, telle est la règle pour rencontrer une personne.
Encore faut-il réussir à lui parler. Créer un lien invisible, et pourtant si puissant, est-ce si difficile ? Pas forcément, mais c'est surtout très étonnant. Un inconnu, parmi des milliards d'autres, qu'est-ce qui fait que l'on a envie de se diriger vers lui ?

La théorie des cordes est vraiment une magnifique théorie.

Quelques mots, quelques phrases, même pas organisées. Je ne suis que de passage sur ce monde, à quoi bon vouloir le changer ? Changer quoi, dans quel but ? Dans le simple but de changer le monde ? Simplement parce qu'il s'agit là d'un but attrayant, hein ?

On se lasse parfois du monde dans lequel on vit. Bien qu'il ne cesse de nous étonner, au bout de quelques années de vie on commence à le connaître bien comme il faut. On commence à savoir ce que signifie l'amour. On découvre la joie et les contraintes de fonder une famille. On visite des pays divers et variés.
Et même si à la fin de notre vie on n'a pas fait le tour du monde, on le connait déjà dans ses grandes lignes.

Survivre en découvrant de nouvelles choses. La mort arrive parfois au bon moment, du moins celle causée par la vieillesse, mais les proches ne seront certainement pas de cet avis. Eux qui n'ont pas encore découvert le monde.

Est-ce qu'à la fin de notre vie, on devra répondre à un questionnaire concernant le monde ? "Qu'avez-vous pensé de ce monde ?" "Que pensez-vous qu'il faut améliorer dans les générations futures ?" "Quelle évolution souhaiteriez-vous à l'humanité ?"


Tellement habitué à ce monde, que la plupart d'entre nous rêvent d'un autre monde. Le paranormal est attrayant pour certains, on espère que quelque chose pourra nous faire sortir de ce train-train habituel. Ah, la rencontre du troisième type ou tout autre phénomène de science-fiction, on en rêve intérieurement, autant qu'on le redoute. Une sorte de combat intérieur entre la peur de l'inconnu, et de la recherche de nouveautés.

Je voudrais finir ces quelques lignes par mon projet.
Univers d'espoir. Ma 4e histoire. La 2e et 3e n'étant pas achevées, juste en suspens.
Je veux en faire le livre qui changera le monde. Changer le monde, dans le simple but de changer le monde : se fixer de tels buts, c'est si attrayant. Espérer à des choses d'une gigantesque envergure, cela donne de l'espoir, et nul n'a le droit d'ôter l'espoir d'un seul être vivant. C'est la pire souffrance qui puisse être.
Et si l'espoir constituait une grande partie de notre âme ?

Univers d'espoir.
Un héros des temps modernes, qui veut sauver l'humanité, de la Fatalité.

Le héros, l'un des plus complexe et incroyable jamais imaginé. Rien que sa personnalité mérite une histoire, mais ses rêves de grandeur n'auraient pas été à la hauteur si je m'étais arrêté à son simple environnement social.

Le héros, un génie, ou un fou, au choix. Le visage qu'il montre aux autres est celui d'un porteur d'espoir. Mais ses pensées intérieures sont totalement à l'opposé de ce qu'il montre réellement. Du moins, c'est ce qu'on pourrait penser, car comment associer ses pensées d'inutilité de la vie, d'humanité éphémère, et même d'univers condamné sur le long terme, à son "le bonheur de ceux qui croient" qu'il prône tant ? Improbable, mais ce héros le fait.

Icare, tout comme son prédecesseur éponyme, il rêve de voler loin, très loin. Mais pas jusqu'au soleil, non. Ca ne l'intéresse pas. Lui ce qu'il veut, c'est découvrir ce qu'il se trame au-dessus de l'univers. Trouver de quoi sauver l'humanité de la Fatalité.

Ne lui ôtez surtout pas ce but : il n'en a aucun autre dans la vie. Réduire à néant son espoir de décrypter le secret de l'univers, cela reviendrait à détruire sa vie. Laissez-le espérer, et qui sait s'il ne pourrait pas réussir ?

La théorie des cordes, un brin de paranormal, l'espoir, et la lucidité de ce génie qu'est le personnage principal, ainsi qu'une connaissance accrue de tous les phénomènes se passant dans l'univers, voilà les alliés du héros, et surtout mes alliés à moi-même.

Je ne dirais pas que ce héros est la transcription écrite de ma pensée mélancolique m'animant chaque jour... Je ne le dirai pas.

Espoir, Mélancolie, Illusion : Univers d'Espoir. (bientôt chapitre 3).

Jusqu'au dernier moment, j'ai hésité avant de publier cet article, j'ignore la raison, probablement que je ne le trouve pas assez bien écrit, pas assez organisé... Mais y'aura-t-il vraiment des conséquences à ce qu'un tel article inintéréssant soit publié ou non sur un blog que peu de gens connait ?

PS : je vous conseille de vous renseigner sur la théorie des cordes, aussi appelée théorie du Tout :)
Il y a de belles vidéos dessus, notamment un documentaire passé sur arte qui peut se trouver sur dailymotion.

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#Posté le samedi 06 mars 2010 10:31

Un fragment de vie et d'imagination


Ce qui suit, ce n'est qu'une parcelle de ma vie, un tout petit fragment que je vais déposer là, ici, sur ce blog, par écrit.

Tentons donc de mettre des mots sur ma pensée...

Je me rappelle, lorsque j'avais 8 ans, c'était il y a 10 ans déjà. Cette année fut témoin d'un évènement anodin, rien de plus banal pour un enfant : je venais de recevoir un cadeau. Un simple jouet. Pourtant, 10 ans après, de nombreux sentiments surgissent pour ce que ce cadeau m'a véritablement apporté durant les 4 années qui suivirent.

Ce n'était même pas un cadeau d'un membre de la famille, ni d'un proche ami. Non, un cadeau d'un simple copain, issu d'une connaissance singulière de ma famille.

C'était pas un jour de fête, pas même mon anniversare. Ce cadeau aurait très bien pu ne jamais me parvenir, mais le hasard en a décidé autrement.
Un jouet. Des figurines. Mes premières figurines, la banalité était à son comble. J'imagine les réactions intérieures de mon entourage lorsque j'ai reçu ce cadeau : "ah, un jouet, il va pouvoir s'amuser. Il va sans doute le délaisser un jour, mais bon, c'est le geste d'offrir qui compte."

Qu'est-ce qu'un jouet peut apporter dans la vie d'un enfant ? Quand on les voit jouer, ça nous semble si anodin, banal, et même futile. On sait que lorsqu'ils vont grandir, l'intérêt porté aux jouets disparaîtra peu à peu. Ils n'auront servi qu'à passer le temps en s'amusant, un cadeau éphémère, ni plus ni moins, qui ira, un jour ou l'autre, rejoindre un débarras au fond du jardin, si son destin n'est pas la décharge.

Ce jouet, ces figurines, c'était des digimon.
Immobiles, fixes, sans vie. Dès que je les ai reçu, elles se sont soudainement animées. Intérieurement, par le biais de mon imagination. Ce n'était pas du plastique qui avait la forme de figurines, non, ce n'était pas des jouets fabriqués par une usine afin d'avoir des revenus. Et pourtant, même si dans la réalité c'était tout ça, dans mon imagination, c'était tout autre chose. Je leur ai donné la vie. Je les ai fait marcher, parler, je leur ai fait prendre conscience qu'ils sont nés. Oui, cette matière plastique était dotée d'un sentiment de bonheur, puisqu'il s'agissait de jouet, et que chaque jouet active sans doute une zone du cerveau, propre à l'enfant, qui semble disparaître en grandissant. Un sentiment inexplicable, que l'on ressent lorsque l'on reçoit un jouet. Hélas, ce sentiment ne se fait plus ressentir avec le temps.

Quoiqu'il en soit, dès que j'ai touché ces figurines, je suis devenu leur créateur. Elles ont soudainement pris conscience du monde qui les entourait. Un monde que je venais de créer pour elles, imaginairement.
Je me rappelle encore de leur balbutiement dans cette bulle imaginaire se limitant à une chambre dans la réalité, mais à un gigantesque territoire dans leur monde.

Des liens se sont crées entre chaque figurine. Leur parole était acquise, leur monde était crée, c'était le début, le tout début de leur aventure.

Comme dans les films, ou dans les dessins animés. Sauf que le film se déroulait presque intérieurement, dans mon imagination.

Des méchants arrivèrent, des combats se déroulèrent, de l'émotion surgit, des blessures et de la souffrance, de la trendresse, des questions, de la lumière, puis de l'obscurité.
Quelques figurines comme point de départ, puis tous les jouets que j'eus par la suite, oui, tous, sans exception, participèrent à cette immense aventure dont les personnages principaux n'étaient autres que ces figurines.

Parmi les nouveaux jouets que j'acquis par la suite, il y avait un peu de tout. Des espèces différentes, que ce soit des légo (beaucoup, beaucoup de légo !), ou bien des voitures, en passant par les billes. Tous eurent un rôle différent, mais aucun jouet n'était étranger à ce grand film imaginaire que je créais par le biais de ces jouets.
De nouveaux digimon arrivèrent. De nouveaux alliés, et donc de nouvelles personnalités que je leur inculquais. Pour combattre des méchants, de plus en plus fort. Que ce soit des légos, des billes, des bionicles, tous ceux-là étaient des ennemis potentiels. Parfois, il y avait même des ennemis qui devenaient gentils, des alliés combattant aux côtés de ces figurines aux personnalités si diverses et variées.

Tout ceci se limitait à cet environnement si petit : une maison. Pourtant, dans ce monde imaginaire, cette maison représentait tout simplement... l'imensité de leur monde.

Parfois, j'emmenais ces figurines ailleurs, en vacances par exemple. Il s'agissait de la découverte de nouveaux mondes, parallèles ou très lointains. Mais si je commence à entrer dans les détails, je n'en ai pas fini.
Car ces aventures ont duré 4 années, et à chaque noël, à chaque anniversaire, de nouveaux jouets m'étaient offerts, de nouveaux alliés et ennemis arrivaient.

J'aimais les légo, certains étaient autant de paysages divers et variés que je pouvais intégrer dans ce monde imaginaire. D'autres étaient des personnages gigantesques à part entière. Par exemple, des vaisseaux en légos. Chaque évènement qui pouvait se passer dans la réalité et qui se limitait au monde de mes jouets, comme la perte d'une figurine, tout cela était intégré dans le scénario imaginaire, et chaque évènement de ce genre y trouvait son explication rationnelle et logique.

Il y eut une douzaine de saisons. Oui, c'est véritablement une série qui se déroulait dans mon imagination. A mon sens, c'était la meilleure des séries qui puisse être, puisque j'en étais son créateur, j'étais donc directement concerné par l'histoire. Cette histoire, que j'improvisais sans cesse, elle aurait pu faire un très bon scénario de dessin animé.

Il y avait aussi mes petites préférées, les "élus" comme je les appelais dans mon scénario. Les effets spéciaux auraient été à leur comble si il avait s'agit d'un film.

C'étaient des moments beaux, magiques, on pourrait dire que je vivais dans mon monde. Peut-être, mais j'en suis heureux. J'en étais heureux. Maintenant, il ne me reste plus que les souvenirs pour me remémorer ces sentiments. Même les mots ont du mal à décrire cette nostalgie. J'ai tenté de le mettre par écrit, je crois que j'ai raté, le message que ce texte passe est loin d'être celui que j'attendais. Il est certainement ennuyant pour d'éventuels lecteurs qui passeraient par là.

Je me rappelle encore les dernières saisons de ce scénario si débordant d'imagination. Il faut dire que, à l'époque déjà, la fin du monde était mon domaine de prédilection : si cela n'avait pas une envergure concernant le monde entier, c'était bien moins intéréssant. Je pensais déjà cela à l'époque, et je le pense toujours d'ailleurs.
A chaque saison, je tentais d'en rajouter toujours un peu plus. Augmenter la puissance des méchants, augmenter leurs ambitions, les combats magiques qu'il faut mener pour les vaincre, et tout ce qui était augmentable.
Arrivée à une dizaine de saisons, tout était à son comble.
Oui, les figurines digimon sont mortes vers la fin. Elles ont échoué. Toutes, sauf un élu qui était toujours en vie.
Mais mourir, cela ne signifie pas la fin de leur histoire. Le monde de l'après-vie a été intégré, il s'agissait d'un monde pur de lumière, mais les figurines digimon qui y allaient étaient impuissantes pour sauver le véritable monde. Je me rappelle encore la réflexion philosophique que j'ai intégrée dans le dialogue d'une des figurines : "mais pourquoi vouloir continuer à vivre en sauvant le monde réel, alors que nous sommes plus heureux dans le monde de l'après-vie ?"

Mais l'élu s'entêta, il se fit quelques alliés, découvrit un nouveau territoire de légo, et je me rappelle encore de la scène finale.

Dans un environnement de légo provenant du dernier noël, les méchants étaient sur le point d'aboutir à la fabrication d'une porte menant sur le monde des ténèbres. Le monde des ténèbres ? Tout simplement l'inverse du monde de pureté dans lequel résidait tous les gentils qui étaient morts, dont les digimon. Dans le monde des ténèbres résidaient tous les ennemis qui avaient été battus durant toutes ces années. Et il y en avait énormément, chacun de ces méchants avait des capacités spéciales, très puissantes.

Il faut dire que les anciens méchants revenaient souvent à la vie, mais jamais ils n'étaient tous revenus en même temps, créer une porte menant vers le monde des ténèbres aurait signifié l'apocalypse, aussi bien du monde réel, que du monde des morts, puisque l'envahissement ne se serait pas arrêté simplement à la vie.

Mais grâce à l'élu, et ses nouveaux alliés, une porte menant vers le monde de lumière, dans lequel résidait tous les êtres purs qui étaient morts, a été créée. Une bataille finale entre le monde des ténèbres et celui de la lumière, tous les héros possibles et imaginables des saisons précédentes étaient de nouveau là, pour livrer l'ultime bataille. Puis, par un quelconque artifice, le bien triompha, et tout le monde vécut heureux, dans le meilleur des mondes possibles, le monde des ténèbres fut, quant à lui, isolé à tout jamais des autres mondes.

Mais le meilleur fut un an plus tard, il s'agissait là de la véritable fin de cette aventure.
Un dialogue entre un élu, et moi-même. Pour clore cette aventure de façon romanesque. Vous savez ce que je lui ai dis ? Tout simplement... la vérité. Que j'étais son créateur, qu'il n'existait uniquement grâce à moi. Précisant aussi que chacun de ses faits et gestes, chacune de ses paroles, tout ça était le fruit de mon imagination. Oui, je lui ai avoué qu'il n'était qu'un simple jouet, tout ce qu'il a vécu n'existait que dans mon imagination et que ça n'avait servi qu'à me divertir.
Belle fin, que je pus admirer bien des années plus tard dans de célèbres livres, sous des versions plus ou moins différentes.
C'est une fin paradoxale, car pourquoi réveler à quelqu'un que tout ce qu'il fait n'est que le fruit de son imagination, si on sait que ce n'est... que le fruit de notre imagination ?

Voilà, ce fragment de vie et d'imagination a été déposé, essentiellement pour moi-même, peut-être pour d'autres, si toutefois ils ont pu lire tout ceci sans lâcher prise. Mais l'intérêt reste limité.

C'est la raison principale pour laquelle je me suis mis à écrire des histoires fantastiques. Je ne peux plus jouer, c'est bête, mais c'est l'âge qui veut ça. Je mets donc tous les scénarios que je pourrais imaginer, par écrit. Avec bien sûr plus de maturité que 10 ans plus tôt, ainsi que plus de crédibilité dans l'histoire, afin d'en faire de véritables histoires dignes d'êtres lues mais... certainement pas avec plus d'imagination qu'autrefois.

...De simples jouets anodins, qui représentent pourtant mes meilleurs souvenirs...
Rien qu'en y pensant, cela me donne envie de jouer. Oui, j'aimerais jouer. Mais aurais-je encore cette capacité d'émerveillement face à de simples jouets, que l'on a qu'en étant enfant ?
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#Posté le samedi 27 février 2010 11:38

Modifié le samedi 06 mars 2010 10:37

Le temps d'une vie.



Demain...
Ou même, après-demain.
Et même les jours d'après.
Puis les semaines à venir.
Les mois qui suivent...
Et les années qui défilent.

Elles sont là-bas, au loin, je les aperçois, je les vois.
En regardant cet horizon... Non, ce n'est pas un paysage que je vois grâce à ces yeux, mes yeux. Mais bel et bien plusieurs paysages. Plusieurs possibilités, plusieurs futurs, qui sont là, que je peux admirer, en observant cet horizon temporel.

Un horizon temporel... Oui, c'est le terme que j'emploie pour parler du futur et des possibilités qu'il contient. Chacun de nous y pense, chacun de nous l'aperçois, mais personne ne sait vraiment de quoi il est composé. Personne...

Pourtant, on y parvient, à ce futur tant redouté, ou bien tant esperé. Oui, le temps ne s'arrête pas, il ne se ralentit pas non plus, il est immuable. Nous n'avons aucun pouvoir sur le temps, il ne nous prête guère attention, c'est un peu comme si nous étions de minuscules parasites auxquels il ne feraient pas attention. Le temps nous tolère, nous, parasites, mais c'est tout. Nous n'avons pas plus de pouvoirs sur lui, qu'une fourmi a de pouvoirs sur nous.

Pourtant, nous sommes embarqués involontairement dans ce manège temporel. Bien avant notre naissance, nous sommes déjà dans le gigantesque bateau d'êtres vivants qui vogue sur la rivière temporelle. Et nous ne pouvons pas en échapper, c'est ainsi et pas autrement.

Ce bateau vogue lentement et fatalement sur cette rivière. Une croisière tranquille, qui nous tue à petit feu.
Nous savons déjà où ce bateau nous mènera le lendemain : tout simplement vers le lendemain.
C'est inéluctable, le lendemain arrive toujours.
Et si on redoute un évènement se produisant la semaine prochaine, il se produira fatalement, on ne pourra pas y échapper, juste s'y préparer.

Car le bateau ne s'arrête jamais, il n'accélère et ne ralentit pas non plus. Il vogue, sur cette rivière du temps, tel un parasite sur une entité sacrée, un fleuve éternel, immortel, et tout-puissant.

Le gigantesque bateau des êtres vivants est un tout. Il représente notre Histoire, avec un grand H.
Une sorte d'arche de Noé qui regrouperait toute l'Histoire de toute les espèces vivantes de ce monde. La trace de l'évolution des espèces constitue ce bateau, et c'est pourquoi il ne peut faire qu'avancer sur ce fleuve tranquille : l'évolution ne recule jamais, tout comme ce bateau ne peut faire marche-arrière.

Mais ce bateau est inhabité. Etonnant, non ?
Ce bateau n'est que la métaphore de l'évolution, il permet de donner un sens à ce qui a évolué, ce que l'Histoire a gardé de plus important, les traces du temps passé à l'échelle de la Terre, et non à l'échelle d'une simple espèce.

Dans ce cas, où sommes-nous ? Où sont les êtres vivants ?

Ils ne sont pas sur ce bateau... Mais sur des barques.
De minuscules petites barques, qui, dès la naissance, sont déjà en train de voguer sur le fleuve du temps.

Dans chacune de ces barques, il y a un être vivant, et un seul. Ils sont façonnés sur le gigantesque bateau de l'évolution, avec tous les ingrédients nécessaires à la fabrication d'une vie, en tenant compte de l'évolution de l'espèce.

Lorsque la naissance arrive, ils sont disposés dans des barques, ces barques quittent le gigantesque bateau et peuvent naviguer seules, aux côtés des barques des parents du nouveau-né, et de sa famille, qui attendaient tous avec impatience l'arrivée de cette nouvelle barque, et de son occupant, à leur côtés.

Cette famille voguera sur ce long fleuve tranquille qu'est le temps, avançant inéluctablement vers le futur.
Lorsqu'il s'agit du futur proche, on peut aisément apercevoir ce qui va arriver.
Mais si il s'agit d'un futur un peu plus lointain, il faut regarder au loin vers l'horizon, qui n'est pas toujours translucide, mais bien souvent brumeux.

Car, même si la vitesse de ce bateau, et de ces barques, est la même pour tous, puisqu'on ne peut pas modifier la vitesse à laquelle le temps passe, il n'en va pas de même pour la trajectoire de ces navires, ni de la composition de cette rivière.

Chacune de ces barques, et donc chacun de ses occupants, chacun d'entre nous donc, a une trajectoire différente. Car la dimension du temps, cette rivière infinie, abrite une multitude d'évènements différents qui apparaissent à des endroits différents. Les évènements aléatoires de la vie constituent la rivière du temps.
A certains endroits, l'orage éclate. A d'autres, le soleil brille.
Tout comme d'insondables marécages peuvent se profiler à l'horizon, de la pluie peut tomber, de l'air toxique peut être respiré, et le calme peut revenir.
Une grande diversité d'évènements, bons ou mauvais, peuvent apparaître sur la rivière du temps. Mais sans jamais modifier la vitesse de ces navires,

Ce qui nous attend à l'horizon peut être aperçu si on y fait bien attention. Et ainsi, on peut changer la trajectoire de notre barque : aller un peu plus à gauche, ou bien un peu plus à droite, pour tenter d'obtenir un horizon un peu plus lumineux. Mais ce n'est parfois pas facile de changer de trajectoire.

Jusqu'à ce que la fatalité nous rejoigne... Des rapides puis... une chute d'eau, constituant une interruption dans cette rivière temporelle, vient mettre fin à notre vie. Heureusement, les proches sont passés à côté d'elle, mais pas vous.

Fin d'une vie, mais il en apparaît d'autres, continuellement, provenant du gigantesque bateau de l'évolution qui parasite le cours d'eau du temps.

Un cycle sans fin, et pour qu'il soit modifié, il faut qu'un évènement majeur atteigne le gigantesque bateau de l'évolution, qui, lui, ne craint pas les petites intempéries qui atteignent ces petites barques, rendant difficile la vie de ses occupants.

Mais, que se passerait-il si il était possible de sauter de cette barque ?
Ca, c'est une autre histoire...
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#Posté le mardi 19 janvier 2010 12:16

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